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  • laurence.brzozowski

La couleur des sentiments... Jouer avec la palette de ses émotions pour agir sereinement !

Mis à jour : juil. 20

En accompagnant des personnes en situation de stress ou en détresse émotionnelle, je constate à quel point il est difficile de nommer ses émotions, et qui plus est de les exprimer, de réagir avec elles. Je remarque que ce monde merveilleux des sentiments et des émotions, qui nous transportent, nous alertent, nous sidèrent, nous poussent à agir ou à prendre conscience est totalement flou voire incompréhensible pour la plupart. J'ai compilé ici plusieurs recherches sur le sujet pour vous aider à les identifier, à vous réconcilier avec elles et surtout à apprendre à en faire vos alliées !


Sentiments ou émotions ?

C'est une vraie question philosophique ! Même si souvent employés l'un pour l'autre, les 2 termes sont pourtant distincts... par le fait que les sentiments font partie du processus émotionnel : ce sont des émotions au stade de la pensée, ou du ressenti qui ne sont pas encore exprimées. L'accumulation de sentiments ou l'intensité d'un sentiment peut provoquer une réaction émotionnelle.

On distingue 3 étapes dans le processus émotionnel, très importantes à comprendre, repérer et identifier si l'on veut éviter le dérapage des réactions émotionnelles incontrôlées !




1 - le stimulus (externe ou interne)

2 - le sentiment

3 - la réaction émotionnelle





Cacher ce stimulus que je ne saurais voir !

Le stimulus est le facteur qui va solliciter notre attention, et qui génère un sentiment positif ou négatif, selon notre appréciation...

Il peut être externe (une information perçue par nos sens, un son, une action, une odeur, un goût...) ou interne (une pensée, une intuition, un ressenti...).

Notre cerveau va y accorder de l'importance selon son degré d'impact sur notre état psychique et physique.

Par exemple, si vous recevez une notification facebook d'un opérateur téléphonique par jour, il est possible qu'elle passe inaperçue (elle ne crée pas de réaction importante, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'impact sur le cerveau qui peut se laisser influencer...). Si c'est un appel par jour, il y a de forte chance que cela crée en vous un sentiment de raz le bol (vous le sentez bien là le sentiment de GRRRRR... qui monte) qui pourrait vous pousser à lui hurler dessus au prochain appel, ou à vous faire passer pour votre vieille tante sourde... Bien souvent le stimulus externe génère une réaction exprimée directement car le contexte de votre émotion est visible et détectable par l'autre. On parle ici d'émotion SENTIE.


Lorsque le stimulus est interne (émotion RESSENTIE), cela fonctionne de la même façon : plus la pensée est intense et impacte votre état, plus les sentiments affluent et l'émotion s'amplifie... Mais pas forcément la réaction.


Imaginons justement que vous pensiez à vos prochaines vacances... Vous ressentez peut-être les bienfaits immédiatement, car votre corps fatigué a justement besoin de repos. Vous avez le sentiment de déjà y être et la joie vous empare. Vous souriez aux anges.


Si vous pensez aux contraintes (comme le fait de devoir travailler doublement avant ou après vos vacances pour tenter de partir tranquille), votre cerveau va déclencher une réaction en chaîne de stress, de doutes, et vous serez enclin à une forme de nervosité, de tension émotionnelle larvée...

Bien souvent le stimulus interne génère des sentiments qui ne s'expriment pas ou peu ou indirectement (comme sourire aux anges, boxer son mur, pleurer en regardant un oiseau ou crier sur son chien...) car le contexte de votre émotion n'est pas visible / compréhensible par les autres.


Dans tous les cas, il est intéressant de constater que le stimulus joue un rôle clé. Pour apprivoiser ses émotions, il est nécessaire de repérer la source, de l'évaluer, de la relativiser peut-être pour ne pas tomber dans le piège de l'avalanche de sentiments incontrôlés... Surtout s'il s'agit de pensées anxiogènes ou négatives : votre cerveau y croit et déclenche les mêmes réactions chimiques que s'il s'agissait d'un véritable danger présent ici et maintenant...


Un article qui développe le sujet des sentiments et émotions sous un angle pédagogique ici.


La couleur des sentiments... Noir c'est noir !

Il existe de nombreuses études qui ont cherché à définir ce qu'est une émotion, dans sa perception, son processus chimique et organique. Il serait compliqué de prétendre les synthétiser en quelques lignes, aussi je me permettrai de renvoyer des liens vers des contenus qui précisent toutes cette mécanique du corps ! Car oui, celui-ci est sollicité au même titre que le cerveau (dans sa forme classique la plus connue).


Comment ça se passe ?

Les émotions font évidemment appel à nos capacités cognitives (perception et raisonnement), qui leur attribuent un sens. Notre cerveau les pèse à toute vitesse: bonnes ou mauvaises, nouvelles ou connues, agréables ou désagréables... Pour lui, à la fois ressenties et pensées, elles n'échappent pas au crible de nos neurones. Dans cet article de l'express vous découvrirez les flux hormonaux qui se jouent dans le processus émotionnel.

Dans le schéma suivant, le circuit des émotions y est décrit de manière simplifiée. Mais à chaque émotion son déroulé chimique. Vous pourrez découvrir plus en détail les décharges hormonales liées à la colère, la joie, la tristesse, l'amour ici.



Les sensations corporelles :

Une imagerie médicale qui commence à faire le tour de la toile, recompose les réactions du corps à chaque émotion et dévoile l'activité du corps. Cette image permet bien souvent aux enfants ou aux personnes coupées de leurs émotions, d'identifier "là où ça se passe" :


Dans l'article du Figaro Santé de 2014, est illustré le travail de l'équipe du Dr Lauri Nummenmaa, de la faculté des sciences d'Aalto, qui s'est appuyée sur les témoignages de 701 volontaires à qui étaient présentées des images ou vidéos éveillant une émotion spécifique. Les participants devaient représenter sur une silhouette humaine les parties de leur corps qui se trouvaient sur-activées, ou, au contraire, dont l'activité diminuait. «Nous avons été surpris de constater qu'à chaque émotion correspondait une combinaison précise de sensations, et que celle-ci était reproduite spontanément par la majorité des participants, qu'ils viennent de Finlande, de Suède ou de Taïwan».


Mais au delà de ressentir ce sentiment qui s'éveille en nous face à un stimulus, il semble nécessaire de comprendre ce que les émotions révèlent de nos besoins, pour mieux agir en conséquence, avec la réponse la plus adaptée à la situation...


Car s'il est difficile de voir un enfant se rouler par terre parce qu'il n'a pas ce qu'il désire, il est plus difficile encore de tenter de le calmer en lui disant qu'il fait un caprice... Au mieux, il continue sa colère jusqu'à ce que l'on réponde à son besoin. Au pire, il intériorise son besoin pour ne pas être identifié comme un "capriceux" par la personne qu'il aime, son référent ! Et ce faisant, il se coupe de cette émotion et la réprime lorsqu'elle apparait pour ne pas faire ressurgir le jugement sur lui-même.

Tant que le cerveau n’a pas atteint sa pleine maturité (La maturation du cortex pré-frontal intervient à partir de 6 ans. La maturation complète du cerveau n'a pas lieu avant 20 ans, certains chercheurs affirmant 30 ans), les processus de gestion des émotions ne sont pas totalement fonctionnels.

L’enfant a alors des difficultés à contrôler et maîtriser ses réactions émotionnelles. L’enfant n’est pas en mesure de gérer l’ensemble des émotions qui affluent en lui du fait de l’incomplétude de ses réseaux neuronaux. Le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes.

L’apprentissage du langage des émotions, et la recherche des besoins qu'elles révèlent aura alors sur l’enfant un impact sur son comportement social, et notamment sa capacité à surmonter le stress, à gérer son agressivité et à exprimer ses affects.

Par ailleurs, un enfant qui enfouit ses émotions, ses peurs, ses besoins, qui ne peut pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance : ni pour lui-même, ni pour les autres.

Quand un enfant apprend à repérer ses émotions et à repérer le message envoyé par son corps et ses besoins, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui compte pour lui mais aussi pour les autres.

Je vous invite à découvrir les travaux de Catherine Gueguen sur le développement du cerveau de l'enfant ("Pour une Enfance Heureuse"), mais aussi ceux de Marie-Jeanne Trouchaud pour une éducation sans violence... Je les cite souvent et m'inspire de leurs recherches dans le cadre de mes ateliers philo pour les enfants et de mes ateliers sophro parents/enfants.


Ok... Mais alors comment identifier le besoin qui se cache derrière une émotion ?

Les besoins sont très variables, d'un individu à un autre, selon son expérience, sa propre histoire, son système de croyances, sa culture... Cependant, on distingue des "halos" de besoins correspondant à chaque émotion.

J'utilise parfois l'outil suivant pour aider l'enfant, l'ado, l'adulte coupé de ses émotions afin qu'il comprenne l'origine de son émotions, ses besoins et identifier les actions qu'il peut mettre en oeuvre pour gérer cette émotion :



Cette roue des émotions peut servir de boussole pour mettre des mots sur ce que l’on ressent, en identifiant les sensations qui accompagnent les émotions et les besoins insatisfaits qui en découlent. L’Auteur y a ajouté des suggestions pour combler ces besoins ou ces manques, et sur lesquels les émotions attirent l’attention. Elle propose de l’utiliser en classe, à la maison, dans tout groupe d’enfants (centre aéré, périscolaire…) et par toute personne travaillant avec des enfants (sophrologues, orthophonistes, psychomotriciens…). Elle est accessible aux enfants dès 6 ans. Vous découvrirez en détail son utilisation ici.


Emotion... Action Réaction

Mais pourquoi dit-on qu'il faille gérer ses émotions ? Ne s'agit-il pas plutôt d'alliés pour détecter nos besoins profonds et nous aider à la réalisation de soi ?

Oui, c'est évident. Les émotions sont des signaux de notre authenticité, de notre intégrité. Elles révèlent à nous-même ce qui est juste et bon pour nous... ou pas.

Jean-Didier Vincent, neuro-biologiste affirme : "Les émotions constituent le fondement même de l'être." Il distingue ce qu'il baptise les "émotions primordiales" - l'amour, le désir, la souffrance - des émotions ordinaires, celles que partagent les êtres humains et les animaux supérieurs. "Les émotions primordiales constituent le propre de l'homme, ajoute-t-il, passant par les instances du désir et de la conscience partagée"

"Je suis parce que je suis ému et parce que tu le sais."

Car, chez l'homme, les émotions n'ont pas seulement pour but d'aider à survivre dans un monde hostile. Elles servent aussi à communiquer. Avec des mots, bien sûr, pour exprimer ce que nous ressentons. Mais pas toujours. L'échange instantané d'émotions, l'entrelacs des états d'âme s'incarnent parfois brutalement et délicieusement. Les corps s'adressent alors de discrets signaux. Une cascade de neurotransmetteurs se déverse dans le cerveau des deux protagonistes. Nous sommes en présence du coup de foudre, exemple éclatant du dialogue sans mots, dont les péripéties alimentent la littérature et le cinéma. Et explosent comme un coup de tonnerre dans les vies les plus rangées.

Moins spectaculairement, mais quotidiennement, nos émotions sont ressenties en direct par celui ou celle qui nous fait face, nous regarde, nous écoute. Sourires, haussements de sourcils, pincements de narines, intonations, gestes à peine ébauchés ou postures franches sont immédiatement perçus par notre vis-à-vis, scannés par ses cellules grises et interprétés. Au téléphone, un simple "allô" renseigne immédiatement sur l'état d'esprit de notre interlocuteur. "L'expression des émotions, explique l'éthologue Boris Cyrulnik, spécialiste de l'étude des comportements humains, c'est l'organe de la coexistence, de la communication intersubjective." Ces dialogues silencieux sont particulièrement remarquables entre un bébé et sa mère. Le tout-petit est encouragé par un sourire de cette dernière ou freiné quand elle fronce les sourcils. (extrait de l'article "Emotions, ce que la science nous révèle" de l'Express)


Cependant, face à une émotion forte, la réaction peut apparaître comme violente, ou socialement inadaptée... Pleurer en réunion, hurler au téléphone, rire lors d'un enterrement... Combien de fois ravalons-nous nos sentiments pour éviter la discorde ? Combien de fois l'émotion a fait place à la frustration de sa non-expression...


La préconisation justement, n'est pas de mettre un mouchoir sur ses émotions, mais au contraire, de les dire, les exprimer pour mieux les accepter et trouver une réponse, une réactions adaptée qui comblera nos besoins.


C'est le propre de la communication non violente qui propose :

- de "dire ses sentiment" afin d'éviter les phrases assassines du type "tu te fous de moi !" (ce qui ne règle rien et ne fait que renforcer l'emballement des réactions émotionnelles...),

- de poser son besoins

- et de formuler la demande qui permettra de répondre à ce besoin


En quoi be-sophrologie peut vous aider à repérer, comprendre et gérer les processus émotionnel ?

Lors de mes accompagnements en sophrologie, que ce soi en face à face ou en groupe, j'utilise les outils (respiration, mouvements doux, suggestions mentales) de la sophrologie pour :

- laisser émerger les ressentis

- laisser s'exprimer le sentiment

- évacuer les blocages émotionnels

- développer les capacités à se poser et à observer ses besoins

- booster son affirmation authentique

- ...

J'utilise aussi l'EFT (Emotional Freedom Technics - Technique de libération des émotions) pour exprimer et s'accepter avec l'émotion ressentie, afin d'en minimiser les effets bloquants. J'ai développé un outil en 3 phases pour laisser émerger les solutions authentiques qui comblent les besoins latents...

Mes aptitudes dans l'animation de la pensée philosophique, permettent également de générer les prises de conscience en tenant compte de l'expérience, du système de valeurs, du chemin personnel des personnes qui me consultent.


Cette article n'est qu'une toute petite synthèse de mes recherches et de mon intérêt sur le sujet des émotions. Plus que des mots et de la science, l'expérience en séance et mon accompagnement sur mesure, vous permettra de ressentir et de vivre en pleine conscience cette mécanique du corps et du coeur !


NB : La Couleur des sentiments est un film dramatique américain écrit et réalisé par Tate Taylor, d'après le roman éponyme de Kathryn Stockett.


Article pubié le 10 mars 2020 - images et titre modifiés le 17 juillet 2020

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© be-sophrologie. Laurence Brzozowski Sophrologue Marcq-En-Baroeul, Lille, Mouvaux, Bondues, Croix, Wasquehal, La Madeleine, Lambersart

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